28/04/2013

La Force Noire

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Les tirailleurs sénégalais arborant la chéchia rouge, sont reconnaissables de loin. Leur uniforme est différent des fantassins de «14 » : ils portent comme « tenue sortie »  un paletot de molleton kaki aux tresses jonquille réservées uniquement aux troupes indigènes, marqué au col du millésime du régiment. Les Africains portent aussi une ceinture de flanelle écarlate barrée d’un large ceinturon de cuir. « En 1920, une commission des troupes indigènes est confiée à Mangin dans le but d’optimiser l’utilisation des soldats des colonies. A côté des 5000 militaires de carrière, on prévoit aussi de lever 15000 hommes en AOF et 6000 en AEF et au Cameroun. Même si le métier de tirailleur popularisé par la guerre attire davantage  et que des améliorations ont été apportées – soldes plus élevées, avantages pour les familles, qualité des cantonnements, affectation en métropole, participation à des opérations extérieures, perspectives de reclassement, prestige, emplois réservés – de nombreux jeunes continuent à craindre la conscription. A la fin de 1922, l’armée française compte 4500 tirailleurs en France, 4800 en Algérie-Tunisie, 10000 au Levant, 10500 au Maroc, 14800 en AOF et 4700 en AEF ; soit 51599 hommes. Les Africains constituent 38% des effectifs de l’armée coloniale. » [1] Le 21 octobre 1927 les régiments coloniaux présents en métropole sont regroupés au sein de divisions coloniales sénégalaises.[2] Le 24e RTS est intégré à la 1ère division coloniale sénégalaise, 1ère et 2e brigades, dont le PC est à Toulouse. La 1ère brigade (PC Bordeaux), comprend le 3e RIC de Rochefort et le 14e RTS de Mont de Marsan, de Libourne et de Tarbes. La 2ème brigade comprend le 16e RTS de Montauban, Castelsarrasin et le 24e RTS de Perpignan (portion centrale) Sète et Agde. L’autre division comprend le 12e RTS cantonné à de Saintes et La Rochelle, le 4e RTS de Toulon et Fréjus et le 8e RTS Marseille et Toulon. Il faudra attendre le milieu des années 30 avec la montée des périls et l’augmentation des crédits alloués à la Défense pour que quatre divisions d’infanterie coloniales voient le jour.



[1] La Force Noire. Eric Deroo. Tallandier 2006. p135. 

[2]Une seule DIC sera uniquement à personnels européen la 3e DIC division de défense de Paris qui comprend les 1er, 21e et 23e RIC.

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00:21 Écrit par excalibur6640 dans Blog, Festival du livre, Histoire, Livre, Loisirs, Science, Shopping, Une Histoire Oubliée, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |

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